2018 : Exposition « RIEN D’IMPOSSIBLE » ; œuvres de la collection du Frac-Artothèque du Limousin

 

RIEN D’IMPOSSIBLE
25 mars – 10 juin

Exposition d’œuvres de la collection du Frac-Artothèque du Limousin

Boris ACHOUR, Jean BONICHON, Kristina DEPAULIS, Daniel FIRMAN,Gilles MAHE, Christoph RÜTIMANN, Alain SÉCHAS, Erwin WURM

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♦ Présentation de l’exposition – Œuvres (à venir)

Extraits d’un texte de Yannick MILOUX, directeur artistique du Frac-Artothèque Limousin Nouvelle Aquitaine

« Lors de la première visite de repérage au château, invités par l’association les Rives de l’Art et la Cave de Monbazillac, nous nous sommes vite retrouvés autour de la présentation de trois sculptures de Kristina Depaulis. Autour de ces « expériences de vol » suspendues au plafond qui se déploient majestueusement dans l’espace, un ensemble d’œuvres de trois générations d’artistes liés à la performance et à sa mise en scène montre une part de l’évolution de cette discipline depuis trente ans.

Lorsqu’on tape le mot « performance » sur un moteur de recherche,… (à lire dans texte complet : clic à la fin du texte)

… Les trois « Expériences de vol » de Kristina Depaulis font partie d’une série de sculptures en forme de prothèses corporelles réalisées entre 2003 et 2010. A partir d’un travail précis de maquette, l’artiste s’attelle à la fabrication de structures portantes la plupart du temps garnies de tissu, ou rembourrées, comme des cocons matelassés dans lesquels le corps peut expérimenter des situations nouvelles. Son atelier ressemble en partie à celui d’une couturière. Après avoir expérimenté elle-même ses sculptures-vêtements, parfois lors de performances publiques, Depaulis les propose à la vue et suggère, par leur échelle et leur aspect extérieur, une proximité corporelle au visiteur. Parfois, certaines sculptures sont mises à disposition et peuvent être expérimentées physiquement (3).
Autour de ces sculptures suspendues qui suggèrent l’envol, l’apesanteur (4), un ensemble de photographies de performances est présenté.

L’autoportrait de Gilles Mahé en lampadaire fait partie d’un ensemble de photocopies couleur de documents divers, privés et publicitaires, édités à l’époque par l’artiste. Ayant créé une société anonyme, il souhaitait fabriquer une banque d’images et spéculer sur leur taille, leur quantité, leur statut (privé/public) et leur valeur marchande. Le projet dura quelques mois, entre 1990 et 1991. Par le procédé très maitrisé de l’agrandissement en mosaïque de la photocopie couleur et par le soin à bien encadrer l’épreuve d’un cadre doré, l’image renvoie très nettement à la peinture classique, l’artiste se transformant en une sorte de cupidon domestique.

Une longue photographie panoramique de l’artiste suisse Christoph Rütiman retient l’attention par sa composition répétitive et colorée. Rütiman a organisé cette action après avoir négocié le prêt d’un espace et de denrées alimentaires par un supermarché. En s’approchant, on perçoit les boîtes de conserves bien rangées par couleur, horizontalement et verticalement, en plans parallèles. L’ensemble évoque une crèche où l’artiste lui-même, vêtu d’un costume noir très contrasté dans l’ambiance colorée, s’est tout simplement endormi pour une sieste de deux heures. Cette longue pause laissera tout le temps à l’assistant photographe d’effectuer plusieurs prises de vue à la chambre. Le titre « The Big Sleep » est emprunté au célèbre roman noir de Raymond Chandler (5). Rütiman est l’auteur de nombreuses performances, parfois musicales, de polaroïds, de peintures et sculptures et de nombreux dessins. Depuis 15 ans, il a également réalisé de nombreuses vidéos.

Une série de trois petits tirages couleurs de Daniel Firman restitue trois moments clés d’une recherche photographique lors d’une résidence à La Napoule en 1996. Allongé sur un fond neutre et clair, l’artiste vêtu de vêtements sombres, manipule des tuyaux et autre coudes de PVC jaune brillant. A l’échelle de son corps, il tente d’organiser et de maintenir les formes, de les relier entre elles. Les cadrages permettent la lecture verticale ou horizontale du lettrage à la typographie arrondie et simplifiée. Lors de performances proches de la chorégraphie, le jeune Daniel Firman a modelé des espaces habitables en argile, avant de commencer à travailler avec le langage des objets, au début des années 2000.

Sur un beau format de paysage portuaire, au centre de l’image, un personnage de dos s’appuie sur une rambarde anti émeutes, les pieds dans l’eau, face à l’horizon lointain. Il s’agit de Jean Bonichon lui-même, qui a attendu la marée montante pour mettre en scène cette image et fixer ce moment improbable. L’artiste creusois a débuté ses actions et performances dès ses années d’étude à Clermont-Ferrand, puis à Nantes. Sculpteur et scénographe, il se met souvent à l’épreuve sans crainte du ridicule, dans la tradition de Buster Keaton ou de Jacques Tati. Le titre de cette oeuvre, « Hors limites », est comme un clin d’oeil à la fameuse exposition du même nom, sous-titrée « L’art et la vie, 1952-1994 », qui eut lieu au Centre Pompidou en 1994.

Jean Bonichon, Hors-limites, 2009 : photographie format 80x100 cm : collection FACLIM/Frac-Artothèque du Limousin Nouvelle Aquitaine

Jean Bonichon, Hors-limites 2009 ; photographie format 80×100 cm ; collection FACLIM Frac-Artothèque Limousin Nouvelle Aquitaine

En contrepoint de ces images photographiques de performances et d’actions plutôt comiques, un relief lumineux d’Alain Séchas, « le volatile », clignote régulièrement. Il s’agit d’un dessin de néon animé qui fonctionne comme une publicité lumineuse. Virtuose du dessin, passé par la sculpture parfois animée, l’installation souvent monumentale, et auteur de nombreuses oeuvres en extérieur, l’artiste est retourné depuis 15 ans à une pratique solitaire d’atelier.

Alain Séchas « Volatile », 2003 ; Tableau de néons animés ; collection FRAC Limousin Nouvelle Aquitaine

Dans  la  salle  suivante,  l’ensemble  complet  des  « 48  One  Minute  Sculptures »  de  l’artiste autrichien Erwin Wurm est présenté sur deux lignes périphériques horizontales. Cet ensemble exceptionnel de photographies repose sur une durée de la sculpture ramenée à une minute pendant laquelle des assistants improvisés, rencontrés par hasard, exécutent des actions avec des objets, selon les instructions données par l’artiste. Les postures sont plus ou moins drôles, éprouvantes, douloureuses, et les situations souvent saugrenues. Elles sont photographiées par l’artiste, dans des cadrages plus ou moins rapprochés et dans un délai court (moins d’une minute). Depuis cette série fondatrice et aujourd’hui très célèbre, la sculpture de Wurm a évolué vers des œuvres monumentales, souvent des objets gonflés, devenus mous ou tordus, parfois en extérieur.

Sur le chemin vers la dernière salle, une petite salle de bain accueille une sculpture vidéo. Cette œuvre de jeunesse est un autoportrait filmé de Boris Achour immergé dans sa baignoire. De courtes séquences où l’artiste retient son souffle le plus longtemps possible, puis relâche quelques bulles d’air sont mises en boucle et se répètent inlassablement. Par un habile subterfuge de présentation (le téléviseur sur le dos), Achour fait basculer l’image à l’horizontale et restitue ainsi la situation de tournage, l’œuvre devenant littérale.

Dans la dernière salle, une sculpture spectaculaire de Daniel Firman, « Gravité », captive le regard. Un mannequin vêtu des vêtements de l’artiste accumule une telle quantité d’objets divers dans les bras que sa tête disparaît. Des objets de toute sorte semblant provenir d’un garage s’enchevêtrent comme aimantés par le personnage. Cette oeuvre est un autoportrait où l’artiste a servi de modèle pour une sculpture performée et photographiée par un assistant au fur et à mesure de sa construction.
Le reportage photographique permettra de reconstruire la sculpture sur la base d’un mannequin aux mensurations de l’artiste. L’ensemble est un bouquet d’objets (en trop?) qui rappelle autant la figure de l’Atlante, à la frontière de la sculpture et de l’architecture, que les effets spéciaux du cinéma. Après avoir exploré cette méthode avec plusieurs personnages, souvent en lien avec la danse et la photographie, sa sculpture a évolué pour s’emparer du néon, parfois d’objets accidentés ou d’animaux taxidermisés.

Daniel Firman, « Gravité », série Gathering, 2000

A travers cette sélection de sculptures et de photographies, on perçoit une évolution dans les
moyens utilisés par les artistes. L’agrandissement rapide de l’image par la photocopie permet à
Gilles Mahé de donner une dimension publique (publicitaire) à son univers personnel. L’aide de
l’assistant photographe, même s’il peut s’agir de l’appareil photo sur pied équipé d’un
retardateur, permet à l’artiste de recomposer les étapes d’un assemblage d’objets. La sculpture
déléguée à des interprètes autorise de nombreuses surprises.
De nombreuses œuvres renvoient également à notre relation aux objets. Au grand ménage
proposé par Firman, le comique de situation des sculptures photographiques de Wurm suggère
aussi l’encombrement, voire l’ergonomie. Dans la tradition spectaculaire du « tableau vivant »,
la sieste de longue durée de Rütiman évoque le détachement ; la pause de Bonichon rappelle
le romantisme d’un Caspar David Friedrich « burlesque » ; la tête sous l’eau d’Achour, la pose
d’un Narcisse à l’envers ; Gilles Mahé en lampadaire devient aussi Cupidon. Toutes ces
oeuvres montrent, s’il le fallait, que les artistes font preuve de beaucoup d’audace et d’humour
dans leur confrontation au monde matériel des objets. »
Yannick Miloux
Directeur artistique, Frac-Artothèque Limousin Nouvelle-Aquitaine

Notes et texte complet

♦ Vernissage

→ Invitation au vernissage

Invitation valable pour 2 personnes ; à télécharger en pdf

Jean Bonichon, Hors-limites, 2009 : photographie format 80x100 cm : collection FACLIM/Frac-Artothèque du Limousin Nouvelle Aquitaine

Jean Bonichon, Hors-limites, 2009 : photographie format 80×100 cm : collection FACLIM/Frac-Artothèque du Limousin Nouvelle Aquitaine

→ Vernissage en photos

Parmi le public venu très nombreux, on notait la présence de :
– Michel Delpon, député de la Dordogne et Emilie Ademi, attachée parlementaire du député
– Christophe Cathus, conseiller régional, Région Nouvelle Aquitaine
– Colette Veyssière, conseillère départementale, représentant Germinal Peiro, président du Conseil départemental Dordogne-Périgord
– Denise Miguel, conseillère municipale, représentant Daniel Garrigue, maire de Bergerac
– Gilles Bartoszek, directeur de la Cave de Monbazillac, propriétaire du Château de Monbazillac
– Yannick Miloux, directeur artistique du Frac-Artothèque Limousin Nouvelle Aquitaine
– Annie Wolff, présidente de l’association Les Rives de l’Art
– M. Roussely, ancien directeur de la Cave coopérative de Monbazillac
– les artistes Jean-François Noble et Frédérique Bretin

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♦ Sites internet des artistes, de leur galerie… ou parlant d’eux

Boris ACHOUR     Jean BONICHON     Kristina DEPAULIS     Daniel FIRMAN     Gilles MAHE Christoph RÜTIMANN       Alain SÉCHAS        Erwin WURM


♦ Visitez les collections du Frac-Artothèque Limousin Nouvelle Aquitaine !

Clic… les collections du Frac-Artothèque du Limousin

♦ On parle de l’expo !
PRESSE/Sites internet/Pages Facebook

Huit artistes au château, article de Jean-Louis Borredon,
Sud Ouest du 31 mars 2018

Clic… agrandir en pdf !

YouTube : Actus : Les Rives de l’Art – 26 mars 2018

Page Facebook le 26 mars 2018
Courte vidéo : cliquez ci-dessous

Capture d’écran le 26 mars 2018 : Bergerac 95 sur Facebook. Vidéo d’Alain Séchas pour l’exposition « Rien d’Impossible »

→ Site internet du Frac-Artothèque du Limousin (capture d’écran le 28 mars)

Capture d’écran le 28 mars 2018 : page d’accueil du site internet Frac-Artothèque Limousin

Château de Monbazillac/Cave de Monbazillac, le partenaire d’exception des Rives de l’Art ! Page Facebook 20 et 23 mars

Captures d’écran

→ Page Facebook de Michel Delpon, député ; 27 mars

capture d’écran 27 mars 2018

Page Facebook 22 mars
La Galerie Allen représente l’artiste Boris ACHOUR.

Capture d’écran 22 mars 2018

  Page Facebook du Forum Culturel Autrichien Paris, 27 mars
L’artiste Erwin Wurm est de nationalité autrichienne.

Capture d’écran le 28 mars 2018

→ Chorale Melting-potes : page Facebook le 28 mars

Capture d’écran le 28 mars 2018

 

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