Biennale épHémères 2021#8 : Coline GAULOT – Henri GUITTON, Château de Monbazillac

Biennale épHémères 2021, édition 8
3 juillet > 30 septembre
7 artistes, 6 lieux

Parcours artistique croisant art contemporain
et patrimoine en Sud Dordogne-Périgord

Château de MONBAZILLAC, dans les salles


Henri GUITTON
Coline GAULOT

Les artistes

Henri GUITTON les choses de la vie

Henri Guitton – Inventaire n°1

Une mémoire en trois dimensions

Henri Guitton fut instituteur en Vendée.
Rien ne le prédestinait à une trajectoire d’artiste, sa passion première, et quasi exclusive, étant la pêche au lancer qu’il pratiquait avec ferveur, pendant ses congés, dans les rivières de montagne.
En 1985, le temps libéré l’autorise à assouvir pleinement son « amour » pour la truite et le brochet (ses poissons fétiches) mais aussi à explorer une nouvelle voie, plus créative : immortaliser ses souvenirs de pêche et de jeunesse en construisant des « boites-sculptures ». Le pêcheur reconverti en artiste remonte ainsi le cours du temps et celui des torrents. Cette inspiration inattendue nous vaut aujourd’hui une collection de petits reliquaires, instantanés de mémoires, célébrant des instants précieux vécus dans la solitude et la pleine nature. Ces « boîtes », si elles relatent une histoire personnelle, intime, convoquent aussi, avec une nostalgie assumée, le charme vintage d’une époque révolue.
Cette œuvre atypique réunit, en des mises en scène minutieuses, toujours graphiques, des écrits, des photographies, des miniatures de paysages et des objets de toutes sortes, évocateurs et symboliques, qui interrogent la mémoire, tout en gardant leurs secrets.
Le poisson, est le sujet roi. Ainsi, une tête de truite fossilisée, enveloppée d’une bande Velpeau, évoque les menaces qui pèsent sur cette espèce emblématique. D’autres boîtes, tels les Requiem entérinent l’extinction d’une espèce et l’effondrement de la biodiversité.
Si Henri Guitton flirte avec la mélancolie, il convie aussi l’humour et la poésie. Henri Guitton se plaît parfois à évoquer des sujets plus légers mettant à contribution perles, dentelles et fourrures qui « habillent », de manière surréaliste, des poissons « taxidermisés ». L’artiste s’évade aussi de son thème de prédilection pour des hommages stylisés honorant des personnages célèbres, des membres de sa famille, des amis sportifs réunis en figurines de baby-foot ou même la poupée Barbie, à tête de truite et perruque ‘péroxydée’.

Coline GAULOT – au rythme du kairos

Coline Gaulot- Inéka – série Femmes piscines, 2018 – crédit photo Laure Subreville

Le temps n’est pas linéaire, ses basculements favorisent
l’apparition du souvenir singulier, intime.

Qu’est-ce que le kairos ? Il est une idée du temps. Des évènements décisifs, sans souci de logique ou de chronologie, mais selon des points clés qui nous font basculer dans une autre dimension.
Coline Gaulot, qui a passé son enfance en Dordogne, connaît bien les lieux qui lui sont proposés par ‘épHémères’– Château de Monbazillac et Musée du Tabac. Elle y placera de grandes toiles représentant des bouquets et des piscines ainsi que son installation de porcelaines Joyeux A
La série de bouquets, This is a love Story, scande des histoires d’amour dont les titres connotent qu’elles sont personnelles, vécues ou entendues, souvent communes. On retrouve cette même proximité dans les piscines, véritables portraits de leurs propriétaires, des femmes rencontrées près de leur bassin.
L’entrevue est la modalité de recherches favorisée par l’artiste. La rencontre est essentielle dans son parcours.
Ici au Château de Monbazillac, la rencontre est double : avec un public, mais aussi avec Henry Guitton, qui l’accompagne dans cette exposition en duo. Leur univers oscille entre un intérêt commun pour la narration et une façon singulière de la mettre en forme.
La salle principale sera le théâtre de leurs tropismes. Coline Gaulot s’en réjouit « Il s’agit d’une association osée. Nos travaux sont très différents mais il existe une sensibilité comparable. Je trouve très enthousiasmant de côtoyer les œuvres de Henri Guitton et sa démarche artistique insolite et assumée. »
Puis dans le ‘salon jaune’, l’attention est laissée aux porcelaines qui se rejouent 33 anniversaires. On pourrait y yoir les célébrations de la jeune artiste, au premier abord, mais c’est en fait l’anniversaire de tout le monde, la vie des familles, les disputes, les retrouvailles, les divorces, les premières ruptures et les embrassades… L’intime raconté devient le déclencheur d’un dialogue et d’une réflexion sur sa propre vie.

Le lieu

Château de Monbazillac


Au bout de l’allée, un château de pierre blanche encadré de tours arrondies, si soigneusement conservé qu’on en oublierait son âge (XVIe siècle). Sans doute est-ce à ses propriétaires qu’il a valu d’être à l’abri des guerres et des révolutions. Cependant, malgré ses apparences accueillantes, Il a de quoi se défendre : large fossé, mâchicoulis et meurtrières, chemin de ronde crénelé. A l’intérieur, un luxe sans tapage : grand salon, salle d’apparat à la cheminée Renaissance, salle protestante conservant ses archives.
Du parc, on domine les 25 hectares de vignes qui font sa renommée. Le Monbazillac est un vin unique grâce à la présence bénéfique du Botrytis cinerea, ce champignon microscopique qui transforme la teneur en sucre du raisin, exige un traitement spécifique, donne cette saveur très particulière qui fait du Monbazillac un des vins liquoreux les plus appréciés au monde.
Le château, classé monument historique, ainsi que son domaine viticole, appartiennent à la Cave Coopérative de Monbazillac, à savoir ceux qui perpétuent son renom.

Au-delà de l’œnologie, l’art contemporain s’y invite régulièrement. Cet été, deux artistes, sur le thème de la mémoire, prendront possession de l’étage du château : Coline GAULOT et Henri GUITTON.

♦ Les pages des artistes invités

♦ Installation (à venir)

♦ Vernissage

♦ Infos pratiques/Château de MONBAZILLAC

→ Situation

– Château très bien indiqué depuis D 936 (Bordeaux) D 933 (Marmande) N 21 (Périgueux au Nord et Agen au Sud) ou la rocade de contournement de Bergerac
– Kakemono « Biennale épHémères » sur la grille d’entrée dans le parc de stationnement boisé du Château

Plan de situation à venir

→ Horaires : de 10 h à 19 h de juillet à septembre

♦ Toutes les Infos pratiques

♦ Continuer le parcours d’épHémères 2021

Artistes, œuvres et lieux

♦ Presse

♦ Partenaires et soutiens

L’association Les Rives de l’Art est membre de ASTRE – Réseau des Arts plastiques et visuels en Nouvelle Aquitaine.

Retrouvez Les Rives de l’Art sur facebook