Biennale épHémères 2021 #8 : Coline GAULOT – Henri GUITTON, Musée du Tabac de Bergerac

Biennale épHémères 2021, édition 8
3 juillet > 30 septembre
7 artistes, 6 lieux

Parcours artistique croisant art contemporain
et patrimoine en Sud Dordogne-Périgord

Musée du Tabac – Ville de Bergerac

Coline GAULOT – Henri GUITTON

Les artistes

Coline GAULOT – au rythme du kairos

Coline Gaulot- Inéka – série Femmes piscines, 2018 – crédit photo Laure Subreville

Le temps n’est pas linéaire, ses basculements favorisent
l’apparition du souvenir singulier, intime.

Qu’est-ce que le kairos ? Il est une idée du temps. Des évènements décisifs, sans souci de logique ou de chronologie, mais selon des points clés qui nous font basculer dans une autre dimension.
Coline Gaulot, qui a passé son enfance en Dordogne, connaît bien les lieux qui lui sont proposés par ‘épHémères’– Château de Monbazillac et Musée du Tabac. Elle y placera de grandes toiles représentant des bouquets et des piscines…
La série de bouquets, This is a love Story, scande des histoires d’amour dont les titres connotent qu’elles sont personnelles, vécues ou entendues, souvent communes. On retrouve cette même proximité dans les piscines, véritables portraits de leurs propriétaires, des femmes rencontrées près de leur bassin.
L’entrevue est la modalité de recherches favorisée par l’artiste. La rencontre est essentielle dans son parcours…

Henri GUITTON les choses de la vie

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Une mémoire en trois dimensions

Henri Guitton fut instituteur en Vendée.
Rien ne le prédestinait à une trajectoire d’artiste, sa passion première, et quasi exclusive, étant la pêche au lancer qu’il pratiquait avec ferveur, pendant ses congés, dans les rivières de montagne.
En 1985, le temps libéré l’autorise à assouvir pleinement son « amour » pour la truite et le brochet (ses poissons fétiches) mais aussi à explorer une nouvelle voie, plus créative : immortaliser ses souvenirs de pêche et de jeunesse en construisant des « boites-sculptures ». Le pêcheur reconverti en artiste remonte ainsi le cours du temps et celui des torrents. Cette inspiration inattendue nous vaut aujourd’hui une collection de petits reliquaires, instantanés de mémoires, célébrant des instants précieux vécus dans la solitude et la pleine nature. Ces « boîtes », si elles relatent une histoire personnelle, intime, convoquent aussi, avec une nostalgie assumée, le charme vintage d’une époque révolue.
Cette œuvre atypique réunit, en des mises en scène minutieuses, toujours graphiques, des écrits, des photographies, des miniatures de paysages et des objets de toutes sortes, évocateurs et symboliques, qui interrogent la mémoire, tout en gardant leurs secrets.
Le poisson, est le sujet roi. Ainsi, une tête de truite fossilisée, enveloppée d’une bande Velpeau, évoque les menaces qui pèsent sur cette espèce emblématique. D’autres boîtes, tels les Requiem entérinent l’extinction d’une espèce et l’effondrement de la biodiversité.
Si Henri Guitton flirte avec la mélancolie, il convie aussi l’humour et la poésie. Henri Guitton se plaît parfois à évoquer des sujets plus légers mettant à contribution perles, dentelles et fourrures qui « habillent », de manière surréaliste, des poissons « taxidermisés ». L’artiste s’évade aussi de son thème de prédilection pour des hommages stylisés honorant des personnages célèbres, des membres de sa famille, des amis sportifs réunis en figurines de baby-foot ou même la poupée Barbie, à tête de truite et perruque ‘péroxydée’.

♦ Le lieu

Musée du Tabac – Ville de Bergerac

La maison Peyrarède, bel hôtel du XVIIe siècle situé au cœur du vieux Bergerac, accueille un petit musée, unique en Europe, consacré au tabac. Différentes salles présentent les origines de cette plante devenue maléfique, son cheminement à travers les civilisations, ses usages, son économie, les techniques et les connotations socioculturelles qui lui sont liées. Ce parcours richement documenté et didactique est enrichi de nombreux objets.
Prisé, inhalé, mâché, le tabac est à l’origine d’un artisanat précieux (tabatières en porcelaine, pipes sculptées en ambre, verre, écume de mer…) ou populaire (notamment les pipes fabriquées en série grâce aux machines de Dalloz). Et sait-on que le signal rouge, obligatoire pour indiquer les buralistes, provient de la forme en losange du tabac qui se vendait anciennement par paquets de feuilles appelés carottes ?
Le musée présente également des maquettes de machines ou d’architecture, tels les séchoirs à tabac familiers au Périgord.
C’est dans ce cadre original que Coline GAULOT et Henri GUITTON placeront leurs travaux, en harmonie avec la délicatesse du lieu.

♦ Les pages des artistes invités

♦ Installation (à venir)

♦ Vernissage

♦ Infos pratiques/Bergerac

→ Situation

L’entrée du Musée du Tabac se situe Place du feu, dans le Vieux Bergerac (à 5 min de Quai Cyrano – Office du Tourisme du Bergeracois)
Stationnements gratuits à 10/15 min : parking du Foirail, parking des Illustres (derrière la mairie), quai Garrigat (entre les deux ponts)

Plan de situation à venir

→ Horaires :

Musée du Tabac Bergerac : mardi mercredi jeudi vendredi 10h30 – 18h                                                                                 samedi dimanche 14h – 18h       

♦ Toutes les Infos pratiques

♦ Continuer le parcours d’épHémères 2021

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