Biennale épHémères 2019 #7 : Claire MORGAN, Château de Monbazillac

Biennale épHémères 2019 #7
Parcours artistique
Art contemporain et patrimoine en Sud Dordogne-Périgord
6 juillet – 30 septembre 2019

 

Château de Monbazillac, dans les salles


Claire MORGAN
Installations et dessins

Cet été, les salles du château de Monbazillac s’éclairent de la poésie délicate de Claire Morgan, artiste pour laquelle « ce que produit la nature est bien plus beau que n’importe quelle création humaine ».

‘On Impact’ 2014 – Corbeau (taxidermie), graines de pissenlit, fils de nylon, plomb 250 x 75 x 75cm
Credit photo : Achim Kukulies, Düsseldorf – Courtesy : Galerie Karsten Greve, Paris, Cologne, St. Moritz

‘Nuées de plumes et de plastique, insaisissables et tellement présentes’ 

Claire Morgan a quitté la violence de Belfast pour étudier la sculpture à la Northumbria University de Newcastle. Après avoir passé son enfance à dessiner (une technique qu’elle n’a pas abandonnée), elle a  opté pour de nouvelles dimensions qui l’ont amenée à créer des œuvres aériennes, fascinantes de légèreté, dans lesquelles s’ouvrent des contrepoints  d’une force inattendue.
Si  les suspensions aériennes sont éblouissantes de pureté et de sophistication, les contrepoints étranges ne sont autres que des animaux morts qu’elle maîtrise grâce à une connaissance de la taxidermie.  Des oiseaux,  renards, rats, blaireaux  deviennent des matériaux organiques qui défient l’emprise du temps.
Au départ, Claire Morgan travaillait avec des insectes et des papillons mais, lorsqu’elle voulut introduire dans une de ses sculptures un petit renard debout, elle s’est aperçue de l’obligation de l’empailler. Elle se lança dans l’art de la taxidermie dont elle avoue qu’il s’agit là de la part la plus difficile de son travail.
 J’ai  un grand respect pour  la vie animale. M’occuper de ces animaux morts que je récupérais, c’était une manière de les  comprendre intimement, physiquement, de me reconnecter à cette nature dont nous sommes tellement coupés (…) Les oiseaux nous entourent toujours, où que nous soyons, y compris dans nos villes. On peut y voir une sorte de métaphore de notre condition humaine, du voyage de nos vies. Y compris dans sa dimension spirituelle. (interview de Sabine Gignoux, La Croix, 2017). Et puis la mort fait partie intégrante de la vie, même si la société occidentale s’efforce de l’occulter autant que faire se peut, comme pour tenter naïvement de se protéger.
Au-delà des insectes, des oiseaux et des petits carnassiers, Claire Morgan utilise le végétal, dans ses éléments les plus fragiles. Elle ne s’interdit pas de façonner aussi de minuscules pétales de plastique, ce matériau symbolique des destructions des hommes sur le vivant.

♦ Le lieu

Château de Monbazillac : cour et façade sud

Immanquable dès l’approche, s’encadrant avec justesse dans son paysage, ce château de vignerons surveille les 25 hectares dont il tire la puissance de son nom. Sa renommée vient du Botrytis cinerea, champignon microscopique qui donne à son vin cette douceur liquoreuse si particulière. Il appartient  aujourd’hui à la Cave coopérative de Monbazillac.
Vers 1550, Charles d’Aydie en commande la construction, menée tambour battant.
Un plan très simple : un rectangle flanqué de quatre tours circulaires, un pont fixe franchissant l’incontournable fossé, des mâchicoulis, meurtrières, créneaux et chemin de ronde pour la touche défensive.
Fief protestant, l’édifice a échappé à toutes les batailles et son architecture intacte fait plutôt songer à une image de conte de fée qu’à une seigneurie militaire. L’intérieur est raffiné mais de proportions sans grandiloquence : grand salon, salle d’apparat à la cheminée Renaissance, salle protestante conservant les archives de cette époque, ressources étonnantes comme des gravures de Dürer…
Des expositions d’art contemporain se tiennent régulièrement dans la grande salle de l’étage. De juillet à septembre 2019, Felice VARINI installe une sculpture elliptique à l’extérieur du château et Claire MORGAN transforme l’intérieur en une fête poétique.

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♦ La page de l’artiste invitée

♦ Vernissage

♦ Infos pratiques/Monbazillac

→ Situation

– Château très bien indiqué depuis D 936 (Bordeaux) D 933 (Marmande) N 21 (Périgueux au Nord et Agen au Sud) ou la rocade de contournement de Bergerac
Kakemono « Biennale épHémères » sur la grille d’entrée dans le parc de stationnement boisé du Château

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→ Horaires : de 10 h à 19 h de juillet à septembre

→ Entrée gratuite pour 2 personnes dans le château pour visiter l’exposition de Claire Morgan (visite du château non comprise), sur présentation du carton d’invitation (à venir)
L’accès aux extérieurs du château est gratuit.

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