Biennale épHémères 2019 #7 : Claire MORGAN, Château de Monbazillac

Biennale épHémères 2019 #7
Parcours artistique
Art contemporain et patrimoine en Sud Dordogne-Périgord
6 juillet – 30 septembre 2019

 

Château de Monbazillac, dans les salles


Claire MORGAN
Installations et dessins

Cet été, les salles du château de Monbazillac s’éclairent de la poésie délicate de Claire Morgan, artiste pour laquelle « ce que produit la nature est bien plus beau que n’importe quelle création humaine ».

The Vanity of Supposing Significance, 2017, de Claire Morgan : Galerie Karsten Greve, Paris, Cologne, St. Moritz ©Véronique Audit Photographies

‘Nuées de plumes et de plastique, insaisissables et tellement présentes’ 

Claire Morgan a quitté la violence de Belfast pour étudier la sculpture à la Northumbria University de Newcastle. Après avoir passé son enfance à dessiner (une technique qu’elle n’a pas abandonnée), elle a  opté pour de nouvelles dimensions qui l’ont amenée à créer des œuvres aériennes, fascinantes de légèreté, dans lesquelles s’ouvrent des contrepoints  d’une force inattendue.

Cette jeune artiste irlandaise introduit dans ses sculptures des êtres de la nature – le plus souvent des oiseaux qu’elle a trouvés, déjà morts, mais qu’elle parvient à éterniser par la taxidermie. Avec des végétaux, des graines de pissenlit, des étamines de chardon, des copeaux de plastique elle les magnifie avec poésie et légèreté…
Ses installations sont autant d’évocations symboliques des relations entre l’homme et la nature, la vie et la mort.
La mort fait partie de la vie ! Beaucoup d’humains tentent d’éviter cette vérité, qui n’est pas morbide à mes yeux. J’utilise les animaux pour montrer que nous en sommes aussi, en quelque sorte, alors même que nous pensons être une espèce dominante. Nous causons beaucoup de destructions sur terre et envers les autres espèces qui la peuplent…
Extraits Interview de Marie Maertens
J’ai un grand respect pour la vie animale. M’occuper de ces animaux morts que je récupère, c’est une manière de les comprendre intimement, physiquement, de me reconnecter à cette nature dont nous sommes tellement coupés (…) Les oiseaux nous entourent toujours, où que nous soyons, y compris dans nos villes. On peut y voir une sorte de métaphore de notre condition humaine, du voyage de nos vies, y compris dans sa dimension spirituelle. 

Extraits Interview de Sabine Gignoux, 2017

À la fois poétiques et déroutants, les travaux de Claire Morgan expriment l’ambivalence de la vie.

Claire Morgan a été récompensée par le prix du dessin 2019, Fondation Guerlain

 

♦ Le lieu

Château de Monbazillac : cour et façade sud

Immanquable dès l’approche, s’encadrant avec justesse dans son paysage, ce château de vignerons surveille les 25 hectares dont il tire la puissance de son nom. Sa renommée vient du Botrytis cinerea, champignon microscopique qui donne à son vin cette douceur liquoreuse si particulière. Il appartient  aujourd’hui à la Cave coopérative de Monbazillac.
Vers 1550, Charles d’Aydie en commande la construction, menée tambour battant.
Un plan très simple : un rectangle flanqué de quatre tours circulaires, un pont fixe franchissant l’incontournable fossé, des mâchicoulis, meurtrières, créneaux et chemin de ronde pour la touche défensive.
Fief protestant, l’édifice a échappé à toutes les batailles et son architecture intacte fait plutôt songer à une image de conte de fée qu’à une seigneurie militaire. L’intérieur est raffiné mais de proportions sans grandiloquence : grand salon, salle d’apparat à la cheminée Renaissance, salle protestante conservant les archives de cette époque, ressources étonnantes comme des gravures de Dürer…
Des expositions d’art contemporain se tiennent régulièrement dans la grande salle de l’étage.

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♦ La page de l’artiste invitée


♦ Installation

Merci à Jonathan, Elena et Danièle, membres du personnel du Château de Monbazillac, à Martine et Annie, à Jean-François Noble, régisseur de la Biennale éphémères 2019 #7 ainsi qu’à Hugues et Jean-François B.

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♦ Vernissage

♦ Infos pratiques/Monbazillac

→ Situation

– Château très bien indiqué depuis D 936 (Bordeaux) D 933 (Marmande) N 21 (Périgueux au Nord et Agen au Sud) ou la rocade de contournement de Bergerac
Kakemono « Biennale épHémères » sur la grille d’entrée dans le parc de stationnement boisé du Château

Clic… agrandir

→ Horaires : de 10 h à 19 h de juillet à septembre

→ Entrée gratuite pour 2 personnes dans le château pour visiter l’exposition de Claire Morgan (visite du château non comprise), sur présentation du carton d’invitation
L’accès aux extérieurs du château est gratuit.

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